NIN

Happy Meal (tonight we dine in hell)

Avant de débuter, rions un peu : "Nine Inch Nails à fond les manetttes sur la bande-son". Les Inrockuptibles se tapent la honte.

Le Metro irlandais se demandait comment un film sans acteurs connus à l'affiche avait réalisé un démarrage aussi spectaculaire outre-atlantique. La réponse est pourtant simple : depuis les premiers trailers, un buzz incroyable s'est créé. 300 est typiquement le genre de spectacle visuel et sonore qu'il faut voir au cinéma. Si l'idée de visionner ce film en screener vous vient à l'esprit, on ne peut rien faire pour vous. Les gens l'ont bien compris, et les séances auxquelles j'ai voulu assister (18:30 et 20:30) à l'UGC étaient déjà complètes. J'ai dû me "contenter" de la plus grande salle d'un cinéma moins moderne, qui s'est rempli elle aussi. Rappel : le film était en preview.

Sinon, qu'est-ce que j'en ai pensé ? Et bien comme prévu, j'ai été choqué par la composition de chaque plan. Peu importe où l'oeil se pose, il y a du mouvement, de quoi s'émerveiller. Les effets de ralenti sont sublimes, et de rares mais jouissifs plans-séquences se glissent ça et là. Le film est bien gore comme il faut et des touches d'humour parsement le film. Je n'ai pas été chamboulé niveau émotion, mais le plaisir se situait ailleurs, et l'équilibre était plutôt bien respecté. La fin m'a surpris, mais elle colle tout à fait à l'esprit du film. En définitive, 300 est un film qui tient toutes ses promesses, une débauche visuelle rare, une ode à l'esprit guerrier qui sommeille en nous. "Spartans, what is your profession ?"

Beside You in Time : impressions à chaud

Voilà, deuxième DVD live de Nine Inch Nails. Vu la qualité du premier et sachant que Trent ne s'estimait pas au meilleur de sa forme à cette époque, on pouvait s'attendre à quelque chose d'encore plus costaud. Bon y'a pas à dire, y'a de la puissance sur de nombreux titres, et même de bonnes surprises (The Big Come Down notamment), mais je suis déçu de l'angle adopté par cette tournée et ce DVD. Où sont passés les instrumentaux (Complication, Just Like You Imagined ou The Mark Has Been Made) et les écrans géants ? On pourra me rétorquer que j'ai déjà été servi, et que je peux toujours y goûter avec le précédent DVD. Mais doit-on pour autant se contenter de jeux de lumière pas folissimes, donnant une image globalement sombre, et d'un drap pour des projections au rendu faiblard ? Projections qui éclairent d'ailleurs beaucoup le public, comme si le projecteur était situé à une hauteur insuffisante.

Heureusement en bonus, on a un bon aperçu de la grille lumineuse, donnant d'ailleurs une version de Closer (entre autres) très sympa. Mais je comprends pourquoi la grille ne figure pas au menu du concert principal. L'idée est très sympa, le rendu est plutôt joli, mais les plans constamment entrecoupés par des barres auraient été rapidement usants. Niveau sonore la qualité est au rendez-vous. Mais les titres de With Teeth ont un rendu en live qui manque parfois de pêche à mes yeux (et oreilles). Les prochains visionnages auront peut être raison de ce premier avis plutôt négatif, mais en attendant, je retourne à mon La Mer / The Great Below...

NIN valait largement ces (quelques) kilomètres

On s'attendait à quelque chose de grand. On aurait pu être déçus. Au moins par un des deux concerts. Mais non, même pas. Trent a balancé la sauce aussi bien à Paris qu'à Lille. Deux concerts mémorables, gravés à jamais dans ma mémoire.



Donc premier soir à l'Olympia. Arrivée vers 19 heures, pas énormément de monde dans la fosse, on peut se placer assez près de la scène. On ne restera pas aussi près longtemps : énorme ouverture du concert sur Wish, enchaînement sur The Collector et Heresy, on se retrouve pris dans un mouvement de vague d'une rare ampleur, qui nous oblige finalement à reculer de quelques mètres. Le son de l'Olympia est proche de la perfection. Le concert nous délivre quelques perles comme Help Me I Am In Hell, instaurant une ambiance lourde, où Trent joue avec les lumières. Reptile est d'une rare violence, et on a la chance d'avoir The Fragile version Still qui se termine version studio.



Trent a beau avoir balancé sa guitare à deux reprises, il est loin derrière Aaron North, qui aura cassé la sienne deux fois et aura refusé la troisième qu'un technicien lui tendait. Ajoutons une tentative de lancer d'ampli, et un pied de micro cassé. Je ne sais pas pourquoi mais Aaron a pété un câble, obligeant les autres membres du groupe a compensé tant bien que mal son absence sur la fin du concert. Josh Freeze quant à lui frappe fort et bien sur sa batterie, apportant un plus indéniable aux morceaux. Jeordie White à la basse joue le calme, et Cortini au clavier joue l'invisible (c'est limite s'il s'ennuie sur scène).



Les jeux de lumière en mettent plein les yeux, les épileptiques ont dû se régaler. Des lampadaires surplombaient chaque membre du groupe, et ils les faisaient se balancer au dessus de leur tête au gré de leur humeur. Sur Piggy, Trent éclaire le public avec un spot récupéré devant lui et jette son micro dans le public. Dans le registre des imprévus, un micro qui se coupe sur Suck et qui fonctionne de nouveau en plein lorsque Reznor, les yeux rivés vers les techniciens, balance : "You fuck me up". Puis sur Hurt, une personne qui se met à crier "I love you", rapidement suivi de quelques "Ta gueule" du plus bel effet. Trent ralentit à ce moment là tellement le rythme de la chanson que j'ai cru un instant qu'il allait s'arrêter.



Rebelote le lendemain soir, au Zénith de Lille. Fort de l'expérience de la veille en fosse et connaissant la qualité sonore moyenne de la salle, nous partons à l'étage. Premier constat : même si le son est de moins bonne qualité qu'à l'Olympia, il n'est pas si mauvais que ça. En revanche, les ingénieurs de la salle se lâchent sur la fumée, et ce dès la première partie. Première partie minable au passage, The Popo que ça s'appelait. Strictement la même chose sur les deux dates, à tel point que le chanteur aura gratifié le Zénith de trois "Thank you Paris". Ca s'appelle la classe. En dépit de tout ça, ils auront eu la chance d'avoir Aaron North en guest, bien décidé à se faire pardonner. Le guitariste de NIN nous aura sorti des courses d'un bout à l'autre de la scène et aura distordu le son de sa guitare jusqu'à plus soif en prenant son instrument pour un nunchaku. Jouissif.



L'ouverture du concert lillois sur Love Is Not Enough est un peu déroutante, mais les premières notes de Sin résonnent juste après. Mon coeur s'emballe, j'en rêvais, NIN l'a fait. Les titres s'enchaînent toujours aussi vite, Trent est heureux de jouer à Lille et nous le dit : il aurait dû venir avant. March of the Pigs, Down In It, Burn... La setlist est composée à moitié de titres que nous n'avions pas entendu la veille. Le jeu de lumière sur Eraser était également différent. Quand les guitares de Head Like a Hole s'estompent, c'est déjà fini. Je ne manquerais pour rien au monde NIN en live.



Titres préférés à Paris : Wish, Help Me I Am In Hell, Reptile


Titres préférés à Lille : Sin, Gave Up, Eraser, Hurt



NIN : excitation générale

Il se passe tellement de choses autour de Nine Inch Nails en ce moment qu'il est impossible de rester de marbre en tant que fan. 2007 est une sacrée année pour le groupe : sortie du DVD live Beside You In Time le 26 février, release du nouvel album Year Zero le 16 avril, mais avant tout, une tournée européenne en ce beau mois de février.



Concernant Year Zero, le marketing viral bat son plein en ce moment. Les derniers jours ont été riches en révélations : tracklist dévoilée d'un bloc, mise en place d'une multitude de sites Internet liés à l'album, et fuite organisée du titre My Violent Heart. Un petit tour par Winamp pour afficher les tags ID3 du fichier qui circule en ce moment donne le sourire.







Mais la raison principale de cette excitation est bien entendu les deux concerts auxquels David et moi allons assister les 22 et 23 février. Un enchaînement Olympia / Zénith qui s'annonce jouissif, un David qui ne dort plus. L'Olympia a une capacité de 2000 spectateurs, le Zénith peut en accueillir 6000. On peut certainement compter sur une setlist différente entre les deux journées, selon les échos de David concernant les changements de setlist d'un concert à l'autre depuis le début de la tournée la semaine dernière. Bref, cette tournée européenne annoncée à la dernière minute est un vrai cadeau. Rendez-vous la semaine prochaine !



Canada : je vais bien tout va bien

La serie d'articles que je publierais du Canada sera depourvue d'accents, QWERTY oblige.



Je ne subis pas vraiment les effets du decalage horaire mais je me sens tout de meme completement decale : cette faim temporaire me rend nerveux. J'ai deja pris des photos de mon logement mais je les publierais ce soir depuis mon PC portable.



Ici une partie des tracages au sol sont jaunes, les feux de signalisation se situent apres les carrefours (chose impensable en France) et tout le monde, meme les etudiants, se promene soit avec la voiture de Texas Ranger (gros pickup) ou la voiture de son pote noir.



Nous avions des casques dans l'avion afin d'ecouter les films diffuses ou la radio. Comme par hasard, je suis tombe sur Vicarious de Tool et j'ai vaguement entendu le presentateur parler de Nine Inch Nails. Il faudra que j'ecoute a nouveau la radio pour voir si ceci etait la fruit d'une coincidence.



Plus d'infos et d'impressions dans la journee si tout va bien !